Archives de Catégorie: Rencontres littéraires et artistiques 2014

Les auteurs et artistes ne disposent d’aucun droit acquis à être invité à des rencontres littéraires ou artistiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jugement civil Monsieur T. Gérard C/ Association Magdala rendu le 10 janvier 2017 par la juridiction de proximité de Limoges mérite sans doute de passer à une certaine postérité en ce qu’il statue sur un point qui n’avait jamais été, jusque là, soumis   l’appréciation d’un tribunal .

Les auteurs ou les artistes – car il est possible de leur transposer la solution – disposent-ils d’un droit acquis à être invité à un salon ou à être invité dans une galerie afin d’y présenter leurs œuvres ?

La Juridiction de proximité donnant raison à l’association défenderesse à répondu par la négative (I) ce qui n’empêche pas de rester circonspect quant à une partie de la motivation qui a été adoptée (II)

            I. Les auteurs – ou artistes- ne disposent pas d’un droit acquis à être invités à exposer leurs oeuvres.

Précisons dés l’abord que l’association Magdala placée expressément sous le patronage de la pécheresse repentie  a, selon son objet social  «  de promouvoir, restaurer, diffuser au plan culturel et patrimonial, par des actions de toute nature les richesses littéraires et artistique de la France ».

Comme assez souvent en Droit, ce qui permet d‘infirmer ou d’approuver la solution résulte de l’analyse de ce qui se passerait si le juge s’était prononcé en sens inverse. Imagions qu’il suffise aux auteurs ou artistes de demander à être inscrits pour pouvoir être automatiquement accueillis dans une manifestation littéraire ou artistique.

C’en serait alors fini de la liberté de ces organisateurs de donner un thème à la réunion organisée dans leur salon ou galerie. De même , ils perdraient le droit qu’ils ont de refuser d’accueillir des oeuvres dont ils estiment qu’elles sont contraires à l’idée qu’ils se font – à tort ou à raison – de ce que doit être une oeuvre d’art.

C’est ce raisonnement qui a été mis en œuvre – non sans humour par le juge de proximité. ; « Si chaque personne qui s’estime évincée d’une manifestation auquel (NDLRB. Lire «  à laquelle ») elle aspirait participer devait saisir les tribunaux, ces derniers déjà plus qu’encombrés n’y suffiraient point même en se consacrant uniquement à ce genre d’affaires ! » .

                 II. Ce refus de les accueillir ne les priveraient pas pour autant de disposer d’un certain nombre de droits.

L’apparente symétrie du raisonnement du juge de proximité ne doit pas induire en erreur le lecteur ; Autant le première partie du jugement doit être approuvée, autant cette partie ci nous paraît plus sujette à caution.

Dans la deuxième partie des « motifs du jugement » le juge précise que M. T. n’étant pas membre de l’association Magdala, ne pouvait prétendre à être invité à une manifestation organisée par elle, si cette dernière ne souhaitait pas sa présence ». L’on nous permettra de penser qu’il en irait de même si M. T. avait bien été membre de l’association Magdala à raison de la liberté d’action reconnue aux organisateurs dont il a été parlé plus haut.

Autre incertitude nous semble t’il du raisonnement   du juge de proximité : la mise à la charge de l’association défenderesse d’une part de responsabilité. Le juge critique implicitement l’association Magdala pour avoir tenté de justifier le refus opposé à M. T. de l’accueillir. Le Président de l’association Magdala se fondait alors sur une main courante relatant une erreur de comportement lors d’un précédent salon de M. T. qu’une erreur de référence avait empêché l’association Magdala de verser au dossier. Il n’avait pas semblé au président de Magdala qu’il pouvait opposer un refus à une personne sans lui dire pourquoi. ; C’est là une façon de procéder qu’aucun texte de droit privé ne rendait obligatoire en effet ; Elle  fut d’ailleurs stigmatisée par le juge de proximité dans un lapidaire «  Pour quoi (NDLRB . Lire « Pourquoi») faire simple quand on peut faire compliqué ». Le même juge en titra d’ailleurs argument pour diminuer de moitié l’indemnité qu’ll avait demandée pour avoir été attraite à tort dans un procès reconnu par ailleurs par le juge comme infondé.

 

Au delà de ce que le lecteur considérera peut –être comme des scories d’un raisonnement donnant par ailleurs raison sur le fond à l’association Magdala, il convient de se réjouir que soit reconnue pour la première fois le droit à un organisateur de salons artistiques ou littéraires d’exclure qui il veut des Rencontres et salons qu’il organise.

Il est d’ailleurs possible de considérer que cette solution peut être étendue aux personnes pouvant estimer d’avoir à se plaindre qu’un blog ; par exemple, n’ait pas rendu compte  dans ses colonnes d d’une création « artistique » récemment élaborée.

      Alain TEXIER

Docteur en Droit

Maître de Conférences (H) à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de Limoges.

 

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Florence Levet à « Gay-Lu » de Limoges comme aux Rencontres de Limoges-Corgnac

Sur la photo ci-dessous , au centre, Florence Levet secrétaire de l’asso. des anciens du Lycée Gay-Lussac de Limoges et, par ailleurs, habituée de nos Rencontres littéraires est en trés bonne place;

Bravo et merci à elle pour sa fidélité

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Le Populaire du 26 novembre 2015

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Arnaud Ruiz des Rencontres 2014 , invité d’Honneur à Saint-Léonard (87) le 10 avril 2015

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Notre ami Jean-Louis Dutreix des Rencontres 2014 nous a quitté le 27 mars 2015

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Le Populaire du Centre . 2 avril 2015

 

« Héroic fantasy ». Alain Doyeux publie « Les origines du clan d’Estrée »

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L’ouvrage d’Alain Doyeux qui a bien boulu honorer de sa présence les Rencontres littéraires et artistiiques de Limoges-Corgnac 2014 : Les origines du clan d’Estrée est maintenant disponible dans la bibliothèque gratuite des Pierres de Talset

http://lespierresdetalset.fr/bibliothèque2.html

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Remise des prix du concours de l’Arbre à Paperolles 2015

Arbre à Pap 2014

Parution aux PULIM présentes aux Rencontres 2014. Martial Delépine . Mon cher fils. Lettres du subdélégué de Limoges à son fils garde du corps à Versailles 1770-1780 éditées par Michel C. Kiener et Marthe Moreau

Martial Delépine
Mon cher fils. Lettres du subdélégué de Limoges à son fils garde du corps à Versailles . 1770-1780
éditées par Michel C. Kiener et Marthe Moreau.

Un document rarissime, qui devrait prendre place parmi les textes de référence publiés sur le XVIIIe siècle : plus de cent lettres écrites entre 1770 et 1780, en réponse à son « cher fils » garde du corps à Versailles, par le subdélégué de Limoges, collaborateur de l’intendant Turgot. A l’aube du romantisme, voici un noble en père aimant, une Sévigné de province qui rend compte de sa vie de famille. Et apporte bien du nouveau sur la vie des gardes du corps de la Compagnie écossaise.
Cent-quatre lettres intégralement transcrites, précédées d’une riche introduction due à un historien familier de la période et de Limoges.
Il s’agit d’une correspondance parfaitement privée concentrée sur une période assez courte, une dizaine d’années, entre 1770 et 1780, cent quatre lettres envoyées à son fils Jean-Baptiste par un robin de petite noblesse, le Limousin Martial Delépine, subdélégué de l’intendant de Limoges, le grand Turgot jusqu’à 1774.
Cette correspondance échangée à la charnière des deux règnes des rois Louis XV et Louis XVI est précieuse à plusieurs titres. On y trouve, certes, des renseignements sur la façon dont circulent les lettres, et d’autres, très fragmentaires mais capitaux, sur les débuts de l’industrie de la porcelaine à Limoges ; elles livrent un témoignage « au réel » sur la vie d’un garde du corps du roi à Versailles, au-delà des documents de gestion conservés dans les fonds d’archives publiques. Elles permettent surtout de plonger dans la vie quotidienne d’une famille de petite noblesse administrative, bien intégrée dans ce qui était selon les critères de l’époque une grande ville de province. Limoges, chef-lieu de la généralité du même nom et d’un évêché couvrant deux départements d’aujourd’hui, la Haute-Vienne et la Creuse, approchait en effet les vingt mille habitants ; cette ville des intérieurs, était encore une place de négoce, qui eut ses heures de gloire avant que la découverte des Indes et l’essor du commerce maritime, au long cours ou de cabotage, vienne torpiller son emprise. Elle n’en demeurait pas moins une place importante pour le commerce du poivre, et sa Monnaie continuait de frapper le billon pour le compte du roi.

Ces lettres sont passionnantes surtout pour ce qu’elles disent des relations intrafamiliales telles qu’on pouvait les pratiquer vers le milieu du XVIIIe à l’aube des Lumières. À l’origine de cette correspondance, il y a le départ du jeune Jean-Baptiste Delépine, parti à dix-neuf ans en décembre 1769 tenter sa chance à Versailles comme garde du corps surnuméraire. Il espérait intégrer rapidement l’une des unités les plus prestigieuses de la Maison du roi, la Compagnie écossaise commandée par un Limousin de haute volée, le duc de Noailles ; il lui fallut pour cela pas loin de deux années, passés à ronger son frein aux frontières de la cour.

Matière à histoire

Dirigée par Robert Chanaud, la collection a pour objectif de porter à la connaissance du public des sources documentaires (mémoires, chroniques, livres de raison, correspondances…) demeurées inédites jusque-là. Conservés dans des fonds publics ou des archives privées, ces documents méconnus, parfois méprisés, méritent de sortir de leur oubli relatif ou total car ils permettent d’éclairer utilement tel ou tel chapitre de la « grande » histoire. L’édition rigoureuse du texte s’accompagne d’une introduction qui s’attache à donner au lecteur tous les éléments d’informations sur le document, son auteur, son contexte historique permettant ainsi d’en apprécier la valeur.

278 pages
ISBN 978-2-84287-631-9
25 €

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Prof. Jacqueline Hoareau-Dodinau,
directeur des PULIM